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2018-01-28T19:08:51+01:00

Les chemins D'Eléonore

Publié par zoe

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2016-11-11T00:10:16+01:00

11 NOVEMBRE Jour du Souvenir (Armistice 1918)

Publié par zoe

Le 11 novembre célèbre chaque année l'anniversaire de l'Armistice 1918. Mais quelles sont l'origine de ce jour férié et l'histoire de l'armistice 1918 ?

Linternaute.com vous informe sur la date du 11 novembre et tous les faits qui lui sont liés, leur origine, leur histoire et leur signification. 

Egalement appelé Jour du Souvenir, le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile)  Si le 11 novembre célèbre l’anniversaire de 1918, cette journée rend aussi hommage à tous les morts pour la France en vertu de la loi du 28 février 2012. 

 Le 11 novembre est devenu en France une fête nationale et un jour férié incontournables. Il s'agit de célébrer la signature d'un traité historique, l'Armistice de 1918 entre forces alliées et Allemagne à Rethondes (Oise). L'"Armistice du 11 novembre 1918" correspond officiellement à la victoire des alliés et la défaite allemande. Le même jour, l'empereur d'Autriche Charles Ier renonce au trône... mettant fin à plus de 600 ans de règne : celui des Habsbourg sur l'Autriche.

Par ailleurs, le 11 novembre fait aussi référence à la fête de Martin, saint-patron des Francs depuis 507.

Mais ce jour symbolise surtout depuis 97 ans le dénouement de la Première guerre mondiale (la Grande Guerre) mais aussi la paix.

 Histoire et origine du 11 novembre

Si le traité de Brest-Litovsk a permis à l’Allemagne, en provoquant la reddition de la Russie, de concentrer son armée sur le front de l’Ouest, les offensives allemandes de juin et juillet 1918 sont un échec… et le renfort des alliés (Américains et Britanniques) lui sera fatal. Le recul des forces allemandes commence en août, avec de lourdes pertes sur tout le front franco-belge. Dès septembre, l’Etat-Major allemand fait savoir à l’empereur Guillaume II qu’il n’y a plus d’espoir de gagner la guerre. Mais ce dernier, ainsi que les chefs militaires, ne sont pas prêts à assumer la défaite : il faudra encore deux mois pour que l’Armistice soit "négociée" et signée. Mais ça sent la fin. En août 1918 débute une offensive franco-britannique qui ne s’arrêtera plus. Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, alors général en chef des armées allemandes, parle de la date du 8 août comme d’un "jour de deuil de l’armée allemande" : il sait à ce moment-là que la guerre est perdue pour de bon. 
Dès le début de l’automne, les armistices des fronts orientaux (le 29 septembre 1918 pour la Bulgarie ; le 30 octobre 1918 pour l’empire ottoman et le 3 novembre pour l’Autriche-Hongrie), bien que moins connus que celui du 11 novembre à Rethondes, auront de lourdes conséquences. Ils contribuent à la défaite de l’Allemagne et provoquent la chute de trois empires. Sans parler de la zizanie qu’ils créent entre nations vaincues, victorieuses (comme les Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais) et celles qui, s’étant ralliées trop tard aux vainqueurs, ne bénéficient pas de l’indépendance (Ukrainiens, Slovaques…). Les armistices orientaux créent de toute façon une "brèche" que l’Allemagne ne sera pas en mesure de colmater. En octobre, Ludendorff démissionne et des mutineries éclatent outre-Rhin. En parallèle, le président américain Wilson est chargé de prendre en main le retour de la paix, dans la même veine que les 14 points qu’il avait proposés en janvier dans un discours choc. Des notes sont échangées avec les Allemands sur les modalités. Le 5 novembre, une demande officielle d’armistice de l’état-major allemand parvient à la France sous forme de message morse. La date historique est finalement fixée six jours plus tard. La fin de la guerre sera actée dans un wagon stationné non loin du front et du quartier général allié.

11 novembre 1918 : le Wagon de l’Armistice 

Photographie prise à la sortie du "wagon de l'Armistice" où a eu lieu la signature.  Le maréchal Foch est 2e en partant de la droite.
​© Photo d'archive anonyme

Le "Wagon de l’Armistice", ou plus exactement "voiture 2419D" de la Compagnie des wagons lits  correspond au lieu où a été signé l’Armistice du 11 novembre 1918. Cette voiture de chemin de fer, réquisitionné par l’armée en septembre 1918 et transformé en bureau, stationnait dans un lieu isolé mais néanmoins pas trop loin de la gare de Rethondes : une clairière de la forêt de Compiègne (Oise). Les journalistes en sont alors soigneusement tenus à l’écart. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand y reçoivent une délégation allemande envoyée par la toute récente république de Weimar. En face, un autre train sert à accueillir les "hôtes" germaniques. Autrement dit les parlementaires allemands qui viennent implorer l’armistice. D’aprés le Général Weygand, chef d’Etat Major du maréchal Foch qui avait choisi le lieu : "Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire…". 

L’Armistice 1918 sera donc signée à l’intérieur du wagon-restaurant du train français, fameux wagon de commandement du Maréchal Foch. Le véhicule sera par la suite transformé en musée. Détruit au cours des bombardements de 1944-1945 (Adolf Hitler l’avait fait transporter à Berlin entre temps et y avait même fait signer la capitulation de la France !), une réplique en a été créée, aujourd’hui installée au musée de l’Armistice de Compiègne : il s’agit de la voiture 2439D, qui faisait partie de la même série que l’originale, réaménagée à l’identique et garnie du mobilier d’origine. Quant à la clairière de l’Armistice, elle a été aménagée en tant que lieu symbole de la paix accessible au public… et ce dès 1922. L'architecte Mages y conçoit un vaste rond-point de 100 mètres de diamètre auquel mène une allée de 250 m de long. On y érige également une statue du Maréchal Foch, le "monument aux Alsaciens-Lorrains"  (d’Edgar Brandt) – qui commémore la récupération par la France de l’Alsace et de la Lorraine en 1919 –, des dalles de granit symbolisant le wagon des Français et celui des Allemands lui faisant face et un Musée de l’Armistice construit en 1922. Totalement détruit par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale, ledit musée sera reconstitué en 1950.

Armistice de 1918 : signature et signataires 

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon réquisitionné par l’armée française, transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées Ferdinand Foch et stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin… pour une durée de 36 jours renouvelée trois fois. Il est signé de la main des plénipotentiaires allemands. Ces derniers sont des agents diplomatiques de l’Allemagne auquel leur pays a confié les pleins pouvoirs. A ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d'abdiquer et de s'exiler aux Pays-Bas. Le chancelier, Max de Bade, a démissionné et a transmis ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. À partir de là, il n’y a plus d’échappatoire pour l’Allemagne, dont le ministre d’Etat est expressément chargé de signer au plus vite l’armistice. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas une capitulation en tant que telle. Il a en effet été signé dans l’attente d’un traité de paix définitif. 

Pour la partie alliée, les signataires sont : 

Le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique ; le Général Weygand, chef d’Etat-major du Maréchal Foch. 

Et du côté allemand : 

Le représentant plénipotentiaire est civil. Il s’agit de Mathias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.

Les conditions de l'armistice de 1918

Les conditions imposées à l’Allemagne sont sans concession : 
•    la remise d’une grande partie de son armement ainsi que de son matériel de transport 
•    l’évacuation de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine comprise) et de la rive gauche du Rhin 
•    la démilitarisation, sur la rive droite du Rhin, d’une zone de 10 kilomètres qui va de la frontière hollandaise à la frontière suisse. Ce qui permet aux Alliés de conserver trois "têtes de pont", Mayence, Coblence et Cologne (les principaux points de passage du Rhin) pour empêcher une reprise de la lutte par l’Allemagne. 

11 novembre férié : une date sanctuarisée

À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. Le choix de la date du 11 novembre n’est pas un hasard : il s’agit d’un choix "français" puisque cette date tombe pile sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin. Le canon s’est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année 1918 sur le front au Nord-Est de l’Hexagone… et par conséquent dans toute l’Europe. Les soldats sortent alors des tranchées sans crainte mais les festivités sont forcément endeuillées. 
À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d’armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation. 
En 1919, le projet de l’hommage à un soldat inconnu mort à la Première guerre, symbole anonyme de tous les "Poilus" morts pour la France, est adopté par les députés français. L’année suivante, le soldat inconnu qui doit être transféré à Paris est désigné par un autre soldat à Verdun, par le dépôt sur un des cercueils d’un bouquet de fleurs. Dans la foulée, en 1920, le Parlement vote la loi suivante à l’unanimité : 
"Article 1er : Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés morts au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. […]
Article 2 : […] Les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe."

Cela sera fait le 28 janvier 1921.

Le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre "fête nationale" avec la dénomination de "Jour du Souvenir". Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié.

Le 11 novembre de l’année suivante, suite à l’idée émise par plusieurs artistes, une "Flamme du Souvenir" est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un "Comité de la Flamme" a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation. 

Pour la maintenir en vie, une cérémonie très stricte du "ravivage de la flamme" est observée au quotidien depuis 92 ans, toujours la même. Elle a lieu tous les soirs à 18h30. Les Associations sont conduites, en défilé, jusque sous l'Arc de triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête puis les portes-drapeaux. Drapeau de "La flamme", clairon et tambour de la Garde républicaine sont disposés aux abords de la Dalle sacrée. La sonnerie de la Flamme retentit ; la flamme est ravivée ; les gerbes déposées. Ensuite, la sonnerie "Aux Morts" résonne, les drapeaux s'abaissent et une minute de silence est suivie. On signe le Livre d'Or, on se salue puis tous se retrouvent enfin au pied de la tombe, pour écouter les musiciens jouer "Honneur au soldat inconnu". 

11 novembre : un rendez-vous clé

En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".  Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics. 

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Le 11 novembre 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, décide de rendre également hommage à 13 militaires français morts en Afghanistan, autrement dit aux "derniers soldats en date morts pour la France". À l’image du Memorial Day américain. Trente-six ans plus tôt, en 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait déjà  proposé le regroupement d’un hommage de tous les morts de toutes les guerres le 11 novembre, sans succès. En 2012, le nouveau président de la République François Hollande honore la mémoire de l’ensemble des soldats français décédés en opération sans distinction de guerre (il porte bien sûr le traditionnel Bleuet de France à la boutonnière) et respecte le rituel habituel : dépôt d’une gerbe tricolore au pied de la statue de Georges Clémenceau (symbole de la victoire de la Grande Guerre) ; Champs-Élysées remontés escorté par la Garde républicaine ; passage des troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle puis recueillement sur la tombe du soldat inconnu surplombée de l’Arc de triomphe. Néanmoins, un sentiment diffus de "trop de commémoration tue la commémoration" est né en France depuis la fin du XXe siècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre… reléguée aux pages des manuels d’Histoire. 

11 novembre : Saint Martin, saint patron de la France 

Saint-Martin est saint patron de la France. La tradition chrétienne veut que "Quand Clovis attribua sa victoire de 507 à la protection de Saint Martin et Saint Hilaire, St Martin devint alors le saint patron des Francs. Les Mérovingiens furent imités ensuite par les Carolingiens et plus tard par les Capétiens qui se déclarèrent "abbés laïcs de St Martin de Tours".  

28 juin 1919 : Traité de Versailles

La signature du Traité de Versailles a lieu le 28 juin 1919… à Versailles. Il condamne lourdement l’Allemagne. "Diktat" sera le terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations par les vainqueurs de la Première guerre mondiale. Ce traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat" sera  donc vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

 

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2016-11-04T00:32:50+01:00

4 Novembre

Publié par zoe

Dicton du jour

« À la Saint-Charles, la gelée parle. »
 « Brumes d'octobre et pluvieux novembre font ensemble un bon décembre »

 

 

Le 4 novembre est le 308e jour de l'année du calendrier grégorien, le 309e en cas d'année bissextile. Il reste 57 jours avant la fin de l'année.
C'était généralement le 14e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de l'endive.

Evènements du 4 Novembre

1848 : Promulgation de la constitution de la deuxième République française 
1916 : Einstein présente sa théorie et la relativité générale.
1922 : L'égyptologue britannique Howard Carter découvre le tombeau de        Toutânkhamon
1924 : Décès du compositeur Gabriel Fauré.
1946 : Première session de l'UNESCO.
1952 : Election de général Eisenhower à la présidence des Etats-Unis
1960 : De Gaulle pour “ l’Algérie algérienne ”.
1970 : Le Concorde 001 atteint deux fois la vitesse du son.
1984 : Démarrage de Canal+, première chaîne française de télévision payante.
1995 : Assassinat du Premier ministre israëlien Yitzhak Rabin.
1999 : Naissance de I-Télé, chaîne d'information du Groupe Canal+
2008 : Election de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Bonne Fête aux :
Charles, Carl, Carline, Carlo, Carlos, Carol, Charlène, Charley, Charlie, Charline, Charlize, Charlot, Charly, Karl, Karol
Emeric, Aimery, Amaury, Aymeric, Emerika, Emery, Imre, Mirko
Flour,  Fleuret, Floret, Florette
Girard
Jesse, Jessica, Jessie, 
Vital 

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2016-11-03T00:12:16+01:00

3 Novembre

Publié par zoe

Dicton du jour

"A la Saint Hubert, les oies sauvages fuient l'hiver" 

"Brouillard en Novembre, l'hiver sera tendre"

Le 3 novembre est le 307e jour de l'année du calendrier grégorien, le 308e en cas d'année bissextile. Il reste 58 jours avant la fin de l'année.

C'était généralement le 13e jour du mois de brumaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du topinambour.

St HUBERT patron des chasseurs et des forestiers

1226 : Blanche de Castille nommée régente.
1924 : Premier journal parlé radiodiffusé depuis la Tour Eiffel.
1987 : Mort de l'auteur et acteur André Roussin
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3 novembre 2016 : journée nationale « Non au harcèlement »

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2016-11-02T08:26:00+01:00

2 Novembre Fête des morts

Publié par zoe
Le 2 novembre, prier pour les morts

Le lendemain de la Toussaint, le 2 novembre, la commémoration des fidèles défunts nous invite à prier pour les morts et à leur demander de prier pour nous.

En 998, le monastère bénédictin de Cluny instaura la commémoration de tous les frères défunts, le 2 novembre. Cette pratique s'étendit aux autres monastères, puis aux paroisses desservies par le clergé séculier. Au XIIIe siècle, Rome inscrivit ce jour de commémoration sur le calendrier de l'Eglise universelle. Cette même date fut maintenue, ainsi tous les membres défunts de la communion des saints pouvaient être rappelés en des jours successifs : les saints parvenus à la gloire du ciel le 1er novembre, et les autres le 2.

A la fin du XVe siècle, les prêtres dominicains espagnols instaurèrent la coutume de célébrer trois messes le 2 novembre. Benoît XIV accorda ce privilège aux prêtres du Portugal, d'Espagne et d'Amérique Latine ; puis, en 1915, Benoît XV l'étendit à tous les prêtres. Cette tradition s'est poursuivie jusqu'à une époque récente.

Dès les premiers temps du christianisme, la conviction s'est établie que les vivants ont à prier pour les morts. Au moment de mourir, sainte Monique, mère de saint Augustin, demandait à son fils de se souvenir d'elle "à l'autel du Seigneur, partout où tu seras". Pendant le haut Moyen Âge, on célèbre l'Office des morts à l'anniversaire du décès de la personne.

Et tous les puissants de ce monde, princes, rois, évêques, demandent dans leur testament des prières pour le salut de leur âme. En 998, saint Odilon, abbé de Cluny, demande à tous les monastères dépendants de son abbaye de célébrer un office le lendemain de la Toussaint pour "la mémoire de tous ceux qui reposent dans le Christ". Cet usage s'est répandu à toute l’Église et y demeure aujourd'hui.

Un vaste mouvement de solidarité spirituelle

Ce jour là, les chrétiens sont invités à participer, si possible en assistant à la messe, à ce vaste mouvement de solidarité spirituelle. Les foules qui se pressent les 1er et 2 novembre dans les cimetières ne sont sans doute pas étrangères au message d'espérance de l’Église, même si l'on peut trouver  dommage que, du coup, la fête de la Toussaint se trouve reléguée à une triste évocation des disparus.

Penser et prier pour ceux que nous avons aimés fait partie de notre foi. Mais n'oublions pas qu'on peut aussi leur demander de prier pour nous, de s'associer aux difficultés de notre vie et, le jour venu, de nous aider à faire, à notre tour, le grand passage. Vivre dans la mémoire de nos disparus ne doit pas être considéré comme mortifère et déprimant. C'est au contraire un vrai témoignage de foi dans la résurrection et la vie éternelle.

Prier pour les défunts, une tradition très ancienne

Au VIIe siècle, offrir une messe pour un défunt particulier devint une pratique courante, en même temps que s'instaurait la tradition de célébrer l'eucharistie tous les jours. 
 Cette habitude, qui se répandit très vite, donna lieu à des abus liés à la multiplication du nombre des messes quotidiennes, avec les dons ou honoraires qui leur étaient associés. 
 Au XVIe siècle, la Réforme protestante remit en question l'efficacité de la prière pour les morts. Les réformateurs s'élevèrent contre les pratiques associées à cette tradition, entre autres les indulgences et les messes pour les défunts.

Le concile de Trente défendit l'enseignement et les pratiques de l'Église, mais condamna les abus. La préoccupation relative au sort des défunts du purgatoire ne cessa aucunement avec l'époque moderne. Les paroissiens étaient accoutumés aux messes quotidiennes pour les morts, célébrées en vêtements noirs et comportant une absoute en l'absence de corps, les prières pour le défunt étant dites près d'un catafalque. Ce denier est devenu obsolète bien qu'il n'ait jamais fait l'objet d'aucune interdiction.

Quant aux prières d'absoute, elles ne doivent plus être dites qu'en présence du corps du défunt. Dans sa Constitution dogmatique sur l'Église (48,51), Vatican II a repris l'enseignement traditionnel, réaffirmant l'importance de la prière pour les défunts. Cela dit, le concile met en garde contre les abus et les excès. Actuellement, les défunts sont nommés à la messe, mais sans qu'un formulaire particulier soit utilisé. La croyance en un processus de purification après la mort n'a cessé de s'approfondir. 
 Actuellement, l'insistance ne porte plus sur un agent physique de purification ou de punition, comme le feu par exemple, ni sur un lieu matériel ou sur un laps de temps.

La prière pour les défunts est, en matière de traditions religieuses, a pratique la plus répandue. Ces prières évoquent les âmes du purgatoire dans le mystère de la communion des saints, et donc dans leur relation aux vivants. Elles sont également faites dans l'espoir d' améliorer la condition des morts, s'ils en sont encore au stade d'une purification. Elles peuvent avoir des formes variées: pensée ou prière spontanée en direction de ceux qui nous sont chers, prière plus formelle ou encore mention dc leurs noms au cours d'une messe.

La visite au cimetière le Jour des morts est une tradition très ancienne.

Le 2 novembre, la visite au cimetière

Elle est associée au respect des défunts : visite au cimetière, entretien de la tombe, sur laquelle on vient mettre des fleurs et prier en souvenir des êtres chers.

Cette tradition a perduré à travers les siècles. Certains jours de l'année sont spécialement consacrés à ces visites : le 2 novembre, où l'on fait mémoire de tous les fidèles défunts. Aux États-Unis, à ces deux fêtes s'ajoutent la fête des Mères, la fête des Pères et le Memorial Day.

Les tombes sont ornées de fleurs ou de feuillages selon les pays. En France, le chrysanthème reste dominant. Du fait de la grande mobilité des populations dans nos sociétés contemporaines, la plupart des membres d'une famille ne peuvent pas se rendre régulièrement sur la tombe de leurs proches.

Il n'est pas rare que des enfants et leurs parents ignorent le lieu où leurs ancêtres immédiats ont été enterrés. Dans ce cas, les photos deviennent particulièrement importantes, ainsi que les récits qui entourent les disparus.

Greg Dues, "Guide des traditions et coutumes catholiques"


 

 

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