Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

2013-07-31T09:27:00+02:00

L’Ortenbourg, beau château mais nid de brigands (3)

Publié par zoe

 

 

le-donjon-de-l-ortenbourg-et-son-mur-protecteursiecl.jpg

Le donjon de l’Ortenbourg et son mur protecteur. Ce château est considéré comme l’une des merveilles de l’art militaire du XIII e siècle

Propriété de Rodolphe de Habsbourg, futur roi des Romains, l’Ortenbourg était une merveille militaire, « vitrine » très visible de la puissance de son seigneur. Ça ne l’a pas empêché d’être conquis, et de devenir un repaire de bandits…

 

C’est l’un des châteaux forts alsacien qui se voit le mieux de la plaine. L’Ortenbourg colle sa silhouette sur le ciel. Il est accroché sur le Rittersberg, le dernier promontoire avant que le massif vosgien ne s’affaisse, au sud, pour former les vallées de Villé et de Sainte-Marie-aux-Mines. Et quand on l’admire avant d’y monter, on remarque vite, un peu en contrebas, un autre donjon : c’est le Ramstein. Sa construction ressemble à une blague : ce petit château a été édifié pour assiéger le grand. À l’époque, quand on voulait quelque chose, on n’hésitait pas à employer les grands moyens…

L’époque en question, c’est la fin du XIIIe siècle. Pour plaire à Adolphe de Nassau, qui revendique la couronne impériale, un certain Otton d’Ochsenstein décide de faire un coup d’éclat en enlevant ce symbole des Habsbourg. Pour isoler l’Ortenbourg, il construit non seulement le Ramstein, mais aussi un second château dans la plaine, à Scherwiller. En outre, les forces sont disproportionnées : « Au moins 300 personnes campaient au Ramstein, alors qu’ils n’étaient qu’une trentaine à défendre l’Ortenbourg » , estime l’historien Guy Trendel. Une arbalète géante a même été installée dans le Ramstein pour viser l’Ortenbourg ! Cet acharnement paie : la forteresse capitule en 1293. Mais Otton ne profite pas longtemps de sa victoire : il meurt cinq ans plus tard, lors d’une bataille, empêtré dans les raideurs de son armure…

Il fallait conquérir l’Ortenbourg parce que c’était une merveille de l’art militaire. Le château a été édifié sur une construction antérieure, à partir de 1258, par Rodolphe de Habsbourg, qui deviendra roi des Romains en 1273. Quand on y accède aujourd’hui, après une montée qui réchauffe en hiver et fait transpirer en été, les restes que l’on découvre témoignent toujours de sa superbe. Cette ruine est colossale. Le donjon est protégé par trois fossés et une haute « chemise », un mur bouclier. Ce qui n’exclut pas de trouver çà et là une certaine délicatesse, comme dans les fenêtres gothiques du logis, équipées de banquettes en grès. « On imagine la princesse en train de raccommoder les pantalons ! » , s’amuse Guy Trendel.

Il faudrait plutôt y supposer de grossiers personnages… Car dans la suite de son histoire, au XVe siècle, l’Ortenbourg devient un repaire de chevaliers-brigands. Ces nobles qui ne le sont pas profitent de la situation idéale du château, sur un passage est-ouest (route du Sel) et l’axe nord-sud, pour détrousser ou prendre en otage les voyageurs, ce qui nécessitera l’intervention du fameux Pierre de Hagenbach (voir ci-dessous).

Faucons châtelains

Désormais, les visiteurs sont nombreux, mais les habitants du lieu sont des faucons pèlerins, devenus châtelains depuis qu’ils ont pris possession du sommet du donjon. Ils cohabitent avec des lézards, dont on dit, nous apprend Guy Trendel, qu’ils sont « les âmes des chevaliers… » On ignore si ceux-ci étaient vertueux ou brigands…

L'ALSACE le 25/07/2013 Textes : Hervé de Chalendar Photos : Jean-Marc Loos

http://kastel.elsass.free.fr/chateaux/ortenbourg.htm

Voir les commentaires

2013-07-30T23:21:00+02:00

Trois châteaux en un sur le Haut-Eguisheim (2)

Publié par zoe

vue-du-wahlenbourg-depuis-le-weckmund-les-murailles-qui-sep.jpg

Vue du Wahlenbourg depuis le Weckmund. Les murailles qui séparaient les deux forteresses n’ont désormais plus rien d’infranchissable.

Eguisheim leur doit aussi un peu de sa notoriété touristique : trois donjons voisins dominent la cité du pape Léon IX. La première forteresse était, au XIe siècle, la possession du père du saint-père alsacien. Les deux siècles suivant, le château s’est morcelé en trois au gré des héritages.

 

C’est fatal : plus une famille grandit, plus elle se divise. Les châteaux ruinés qui, telles les cheminées d’un paquebot, dressent leurs donjons au-dessus de la belle Eguisheim témoignent des soubresauts inextricables des guerres de successions.

Ces trois donjons veillaient sur autant de châteaux, juchés sur l’emprise d’une forteresse primitive. Bâtie dès le XIe siècle, cette première construction était une des manifestations très visibles de la grande puissance du comte Hugues d’Eguisheim, aussi à l’origine du château du Bernstein, 40 km plus au nord (lire le premier volet de notre série). « Cette famille avait ainsi quadrillé l’Alsace de châteaux forts, pour mieux la contrôler » , précise l’historien Guy Trendel.

Le jeu des alliances et de la cupidité – c’est une règle de base : le château d’un seigneur est toujours convoité par un autre, fut-il « allié » – morcelle le site aux XIIe et XIIIe siècles. La succession est d’autant plus complexe que le dernier surgeon de la haute lignée des Eguisheim, Gertrude, a connu trois prestigieux maris : un duc de Lorraine, un comte de Champagne et un comte de Linange. Chacun se retranche sur sa part d’héritage, se barricade chez soi, des fossés sont creusés entre les propriétés, des archères dirigées vers le voisin…

Du sud au nord, on distingue alors le Weckmund (ou Vaudemont, du nom d’une famille alliée), le Wahlenbourg, centré sur le château primitif, et le Dagsbourg (nom alsacien de Dabo). Comme au Bernstein, ces biens issus des Eguisheim finiront dans l’escarcelle de l’évêque de Strasbourg. Ce site extraordinaire passera aussi, ensuite, dans les mains des Ferrette ou des Habsbourg : ainsi, tous les puissants d’Alsace ont possédé un jour le Haut-Eguisheim… Jusqu’aux bourgeois mulhousiens : avec l’aide des villes de Kaysersberg, Turckheim, Munster, Sélestat et Colmar, ils incendient – et prennent – le site à l’occasion de la Guerre des Six-Deniers, en 1466. On voit encore les pierres éclatées sur le donjon du Weckmund ; ces cicatrices ne sont pas dues à des projectiles, mais bien au feu.

Vestige d’une tour romaine

Seule la chapelle Saint-Pancrace, que l’on dit consacrée vers 1050 par le pape Léon IX (fils d’Hugues d’Eguisheim), avait alors été épargnée. Elle est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd’hui, ce n’est plus, dans le Wahlenbourg, qu’un simple rectangle, traversé sans rien soupçonner de sacré, en jouant les passe-murailles dans ce terrain de jeux où plus aucune défense ne protège une forteresse de la suivante.

Au bout de la promenade, au nord, sous les ruines du Dagsbourg, Guy Trendel fait remarquer l’esquisse d’un mur courbe : se révèle ici le vestige d’une tour de guet romaine du IVe siècle. Sur ces fondations antiques, faites de pierres transportables à mains d’homme, les bâtisseurs du Moyen-Âge ont posé des blocs maniés par des géants.

De retour au parking, on peut jeter un œil sur un autre type de ruine : c’est un bâtiment d’accueil et d’information du XXe siècle, qui n’a jamais été achevé…

 L'ALSACE le 16/07/2013 Textes : Hervé de Chalendar Photos : Jean-Marc Loos

trois_chateaux_eguisheim_1_credit_tristan_vuano.jpg

http://www.tourisme-alsace.com/fr/253000542-Les-Trois-Chateaux-du-Haut-Eguisheim.html

Voir les commentaires

2013-07-30T11:20:00+02:00

Le château de Bernstein, des ruines pleines de richesses (1)

Publié par zoe

 

.des-ruines-pleines-de-richesses-le-premier-rendez-vous-hebd.jpg

L’imposant château du Bernstein, situé au-dessus de Dambach-la-Ville. 

Ce château fort en granit est l'un des plus anciens d'Alsace, si ce n'est le plus ancien; sa première mention remontant au début du XIe siècle, en 1009. Il est classé monument historique depuis 1932.

Le château a probablement été édifié au Xe siècle, puisque cité pour la première fois en 1009; néanmoins, la version qui subsiste actuellement à l'état de ruine doit dater du XIIe siècle.

Le château aurait hérité son nom de la famille d'ours vivant sur le site avant la première forme du château.

Après l'extinction des comtes d'Eguisheim-Dabo, fondateurs et premièrs propriétaires du Bernstein, le château devint propriété de l'évêché de Strasbourg dès 1227 jusqu'en 1580, après que l'évêque ait pris la bâtisse à la dernière héritière des Eguisheim-Dabo, Gertrude.Ce fut une chance pour l'édifice, qui fut restauré complètement par l'évêque pour en faire le siège du ban local, confié à un bailli.

Le château changea plusieurs fois de main au cours du XVe siècle, et fut déserté par les évêques à la fin du XVIe siècle. Laissé à l'abandon, il est successivement pillé par les Suédois en 1632 puis pendant la Révolution.

Enfin, il fut est abandonné jusqu'au début du XIXe siècle, quand Félix de Dartein l'acheta ; il y fit construire une maison avec des dépendances vers 1835.

Le haut château comporte un donjon pentagonal haut de 18 mètres, le corps de logis seigneurial de plan hexagonal, percé de meurtrières au rez-de-chaussée et de fenêtres en plein-cintre à l'étage, et une tour carrée ayant abrité la chapelle castrale.

L'ALSACE le 9/07/2013    Photos : Jean-Marc Loos

http://alsace-medievale.wifeo.com/bernstein.php


Voir les commentaires

2013-07-30T09:41:00+02:00

Les derniers névés du massif du HOHNECK (1)

Publié par zoe

Sur les traces des derniers névés du massif du Hohneck 

L'ALSACE le 19/07/2013 Clément Tonnot

 

le-cirque-de-wormspel-avec-a-gauche-le-sommet-du-hohneck-su

Le cirque de Wormspel avec à gauche le sommet du Hohneck. Sur le flanc droit du cirque, le dernier névé du secteur a fondu le 16 juillet.

 

voila-deux-hivers-que-le-nid-d-hirondelle-le-plus-tardif-de.jpg

Voilà deux hivers que le Nid d’hirondelle, le plus tardif des névés du secteur, est victime d’avalanches au printemps. Les arbres couchés et « épluchés », ainsi que les blocs arrachés en témoignent.

Photos Armelle Bohn

Pour le premier volet de nos randonnées estivales, direction les Vosges et le bien nommé sentier des névés, où s’accrochent les dernières neiges entre le Hohneck et le Kastelberg.

Autant l’avouer tout de suite : les névés du massif du Hohneck ont déjà disparu. On les a ratés de peu : les derniers mètres carrés de neige, localisés sur les flancs du cirque de Wormspel, ont fondu mardi entre 10 h et 20 h. La webcam de l’hôtel du sommet du Hohneck peut en témoigner. À quelques encablures de là sur le versant nord-est du Kastelberg, le névé du Schwalbennest («nid d’hirondelle »), d’habitude le plus tardif, a tiré sa révérence depuis longtemps.

« La semaine passée, il restait de belles plaques de neige dans plusieurs couloirs d’avalanches, mais le soleil a donné depuis », regrette Pierre-Marie David, notre guide du jour, observateur neige-avalanche indépendant (lire son portrait). En temps normal, le sentier des névés, entre le Hohneck et le Kastelberg, porte pourtant bien son nom. « La particularité du massif du Hohneck, c’est qu’il y fait toujours plus froid en hiver et qu’il y a plus de neige, car les vents d’ouest dominants apportent des précipitations et accumulent la neige des hautes chaumes sur les corniches du versant alsacien » , explique le spécialiste.

Tant pis pour les blancs lambeaux. Car la randonnée proposée par Pierre-Marie David est un modèle de balade familiale : trois petites heures de marche et très peu de dénivelé dans des chaumes parsemées de gentianes, d’arnica et d’orchidées sauvages. Au programme aussi, un horizon dégagé sur les couloirs, les lacs du secteur et quelques prestigieux voisins comme la dentelle rocheuse des Spitzkoepfe. Sans oublier pas mal de rencontres impromptues : chamois, vosgiennes, chevaux comtois…

Si la neige ne nous a pas attendus, son ombre plane sur toute la balade qui se transforme en jeu de piste sur la trace des « glaciers temporaires, comme on désignait les névés au XIXe siècle ». Pierre-Marie David propose une relecture passionnante du paysage. Dans le couloir du Rhodiola ou au fond du Nid d’hirondelle par exemple, il détecte les nombreuses « cicatrices » laissées par les avalanches : « Quand les arbres sont tous couchés dans le sens de la pente et sont littéralement épluchés, c’est un signe qui ne trompe pas. »

Le microclimat du secteur favorise aussi le développement d’une flore très particulière, « typique des écosystèmes subalpins » : la fameuse rhodiola, mais aussi le baudremoine ou « fenouil des Alpes », le lis martagon…

Avant d’emprunter notre itinéraire cependant, deux précautions s’imposent : se munir d’un fond de sac adéquat et surtout bien regarder la météo : « Il ne faut pas venir sur les crêtes par temps orageux et à l’automne, le brouillard peut venir très vite », précise Pierre-Marie David. Parole d’observateur météo.

Accès : au col de la Schlucht, prendre la route des Crêtes en direction du Hohneck. Départ du parking de la Fontaine Duchesse, environ un kilomètre après le Pied du Hohneck (altitude 1256 m).

Durée : 2 h 30 – 3 h.      Carte : IGN OT 3618.

Du parking, prendre le chemin qui monte en direction de la crête. On arrive sur le sentier de grande randonnée (rectangle rouge-blanc-rouge) que l’on emprunte vers la gauche en direction du Hohneck.

Au col de Wormspel, prendre à droite le sentier des névés (croix jaune) en direction du Kastelberg. C’est en contrebas, dans le cirque de Wormspel, que la dernière neige a fondu le 16 juillet. On peut voir des cicatrices d’avalanche dans le couloir du Rhodiola, du nom d’une rare plante alpine

En suivant le balisage croix jaune, belle vue sur l’arête des Spitzkoepfe et la vallée glaciaire de la Wormsa. On croise beaucoup de plantes montagnardes le long du sentier. On arrive en vue du cirque du Nid d’hirondelle avec ses traces d’avalanches.

Au croisement des sentiers, suivre toujours vers la droite le sentier des névés.

Au croisement suivant, prendre à droite le grand chemin de la ferme du Kastelberg qui remonte vers le col.

Au col, reprendre à droite le balisage rouge-blanc-rouge en direction du Hohneck jusqu’au premier carrefour, puis redescendre à gauche vers le parking de la Fontaine Duchesse.

 

Voir les commentaires

2013-07-29T23:38:00+02:00

Confiture de TOMATES VERTES

Publié par zoe

BASE de la confiture de TOMATES VERTES

Ingrédients :

 - 1 Kg de tomates vertes (poids net)

 - 750g de sucre cristallisé

 - 1 jus de citron

Préparation :

Laver les tomates vertes, essuyer et couper en tranches fines dans une terrine (on peut faire des demi tranches si elles sont grosses). S'il s'agit d'une variété contenant beaucoup de pépins, certains préfèreront les enlever, personnellement, je les laisse.

Ajouter le sucre cristallisé 

Couvrir avec un film et laisser macérer au frais environ 24h.

Le lendemain, verser dans la bassine à confiture et porter à ébullition douce pendant 30 min environ. En fonction de la nature des tomates, la cuisson peut être plus ou moins longue.Elle prend une couleur ambrée.

Il faut remuer souvent cette confiture car elle risque de brûler! Pour s’assurer que les fruits sont bien cuits, versez une cuillère à soupe dans une assiette froide et regardez si elle se fige. Si c’est le cas c’est que votre confiture est prête. 

On peut mixer grossièrement la confiture au bout de 15 a 20 minutes de cuisson. Elle sera alors plus épaisse et la texture différente. 

Moi perso je passe un coup de mixer dans ma confiture et après je rajoute :

1ere variante

- 1 cuil. a café bombée de canelle en poudre et quelques batons de canelle suivant le goût que l'on désire ainsi que des étoiles d'anis (5a6)

ou 2e variante

- 2 a 3 citrons et oranges non traités que je coupe en fines tranches et que je fais confire dans une poêle avec du sucre et un peu d'eau

Faites tremper vos pots dans de l’eau bouillante durant quelques minutes pour les stériliser

Remplissez les avec la confiture, refermez et retournez vos pots.

Laissez reposer quelques minutes puis laissez les ensuite refroidir à l’endroit

BON APPETIT !!!

Voir les commentaires

2013-07-29T10:14:00+02:00

Promenade et visite en ALSACE

Publié par zoe

Je vais publier quelques articles parus dans notre journal régional L'ALSACE pour vous faire découvrir notre belle région....a suivre

 

Extrait du journal l'ALSACE

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2013/07/09/six-series-pour-un-ete-avec-l-alsace?utm_source=direct&utm_medium=newsletter&utm_campaign=a-la-une

Dans le cadre de nos séries estivales, nous allons, à partir d’aujourd’hui, nous balader dans les ruines des châteaux forts d’Alsace. Avec un guide qui a fait les beaux jours de la télé, de la radio et de l’édition : Guy Trendel, grand spécialiste du Moyen Âge en Alsace. Nous aurons aussi le concours de son complice dessinateur Christophe Carmona, qui nous dévoile en avant-première des « essais de restitution » de ces forteresses. Cinq autres séries ponctueront l’été jusqu’au 1er septembre. Ainsi, nous vous emmènerons en roue libre avec des adeptes de sports plus ou moins extrêmes, dans des jardins d’été extraordinaires, des gares reconverties, des lieux mythiques aux noms à part et sur la route des vins découpée en huit tronçons.

Des balades, des rencontres et des découvertes, sous le soleil ou la pluie, du sud au nord de l’Alsace en vacances.


Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog