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l alsace

2013-08-07T00:06:00+02:00

Le Morimont, une Bastille dans le Jura alsacien (4)

Publié par zoe

Discrètement niché dans les vallons sundgauviens, le château du Morimont, face à la Suisse, était une merveille de forteresse, que l’on dit inspirée de prestigieux modèles français.devant-ce-qui-etait-l-entree-de-la-forteresse-la-t-copie-1

À l’intérieur du Morimont. Quand le temps se fait écossais, l’endroit devient fichtrement romantique… À gauche, ce qui reste du donjon.

Il y a ces châteaux perchés tout là-haut qui réclament de monter au ciel pour s’en aller les admirer. Et il y a le Morimont : on peut s’y rendre à vélo même quand on n’est pas grimpeur. Il est certes situé dans les vallons du Sundgau mais quand on quitte la départementale 41, entre Oberlarg et Levoncourt, pour le rejoindre on n’a pas l’impression de devoir trop s’élever. Or, comme toute bonne forteresse, celle-ci est bien en grande partie protégée par le vide, même si la végétation a entrepris de le combler. En outre, à ces dispositions naturelles, sur cette crête calcaire défiant la Suisse, les Morimont avaient ajouté un système de défense hautement remarquable.

« Certains ont comparé cette construction à la Bastille ou au château de Pierrefonds ! » , relève l’historien Guy Trendel. Comme ces deux illustres modèles français, le Morimont était ourlé de tours : sept au total, en comptant le donjon, bâti sur un rocher ; n’en reste aujourd’hui qu’un lambeau de mur taillé en pointe. À sa gauche, en revanche, le visiteur est accueilli par une gueule de canonnière que l’on croirait encore disposée à cracher…

Sept tours au total

Le Morimont n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut, mais ses ruines sont très parlantes. Les murs sont encore nombreux et hauts (d’importants travaux de restauration ont été menés au XIXe siècle) et il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination pour évaluer son importance passée. « C’était un des plus grands châteaux d’Alsace , constate Guy Trendel. Et le plus bel exemple de l’adaptation, aux XVe et XVIe siècle, des forteresses aux progrès de l’artillerie. »

Ce sont sans doute les Ferrette qui, dès la fin du XIIe siècle, ont édifié la première forteresse afin de garder les frontières de leur comté. Ils en ont donné la garde à des vassaux, qui ont pris le nom du château : Moersperg, francisé dès 1282 en Morimont. Quand les Ferrette s’éteignent, leurs biens passent, en 1324, dans les mains des Habsbourg. Mais les Morimont ne quittent pas leur château. Ils gagnent même en importance : ils deviennent des ambassadeurs de la puissance autrichienne, et sont élevés au rang de barons d’empire en 1488. Et c’est au gré de leurs visites en France qu’ils auraient eu l’idée d’un Morimont à la mode Bastille…

Ces travaux de renforcement et d’embellissement ont duré jusqu’en 1515. L’édifice devait être repensé parce qu’il avait été beaucoup abîmé. Par le fameux tremblement de terre de Bâle, en 1356… Puis par les Bernois, qui se sont emparés de la place en 1468 ; ils n’avaient pas pardonné aux Morimont d’avoir aidé les Armagnacs à semer la terreur sur leurs terres, vingt ans plus tôt.

« Un château garnison »

Depuis la cour intérieure, dans laquelle s’épanouit aujourd’hui un grand arbre, on devine, au sud et au nord, les deux anciennes parties d’habitation. La partie sud se repère à la tour qui abritait l’escalier en colimaçon. La partie nord est la plus récente et était la plus impressionnante : bâti mi-XVIe siècle, ce corps de logis Renaissance « était énorme ! , admire Guy Trendel. Il pouvait abriter facilement 50 hommes. C’était un château garnison… »

Une pièce est restée intacte, afin de témoigner de cette ampleur : c’est la cave située sous tout ce logis nord. Elle présente des mensurations records : 51 mètres de long, 7 mètres cinquante de large, près de 4 mètres de haut. Ajourée côté cour par trois fenêtres, elle a pu servir d’écuries haut de gamme…

L'ALSACE le 06/08/2013 à 05:00Textes : Hervé de Chalendar Photos : Denis Sollier

http://www.chateauxfortsdalsace.com/chateau-de-morimont

http://kastel.elsass.free.fr/chateaux/morimont.htm

http://chateau.over-blog.net/article-4277899.html

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2013-07-31T09:27:00+02:00

L’Ortenbourg, beau château mais nid de brigands (3)

Publié par zoe

 

 

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Le donjon de l’Ortenbourg et son mur protecteur. Ce château est considéré comme l’une des merveilles de l’art militaire du XIII e siècle

Propriété de Rodolphe de Habsbourg, futur roi des Romains, l’Ortenbourg était une merveille militaire, « vitrine » très visible de la puissance de son seigneur. Ça ne l’a pas empêché d’être conquis, et de devenir un repaire de bandits…

 

C’est l’un des châteaux forts alsacien qui se voit le mieux de la plaine. L’Ortenbourg colle sa silhouette sur le ciel. Il est accroché sur le Rittersberg, le dernier promontoire avant que le massif vosgien ne s’affaisse, au sud, pour former les vallées de Villé et de Sainte-Marie-aux-Mines. Et quand on l’admire avant d’y monter, on remarque vite, un peu en contrebas, un autre donjon : c’est le Ramstein. Sa construction ressemble à une blague : ce petit château a été édifié pour assiéger le grand. À l’époque, quand on voulait quelque chose, on n’hésitait pas à employer les grands moyens…

L’époque en question, c’est la fin du XIIIe siècle. Pour plaire à Adolphe de Nassau, qui revendique la couronne impériale, un certain Otton d’Ochsenstein décide de faire un coup d’éclat en enlevant ce symbole des Habsbourg. Pour isoler l’Ortenbourg, il construit non seulement le Ramstein, mais aussi un second château dans la plaine, à Scherwiller. En outre, les forces sont disproportionnées : « Au moins 300 personnes campaient au Ramstein, alors qu’ils n’étaient qu’une trentaine à défendre l’Ortenbourg » , estime l’historien Guy Trendel. Une arbalète géante a même été installée dans le Ramstein pour viser l’Ortenbourg ! Cet acharnement paie : la forteresse capitule en 1293. Mais Otton ne profite pas longtemps de sa victoire : il meurt cinq ans plus tard, lors d’une bataille, empêtré dans les raideurs de son armure…

Il fallait conquérir l’Ortenbourg parce que c’était une merveille de l’art militaire. Le château a été édifié sur une construction antérieure, à partir de 1258, par Rodolphe de Habsbourg, qui deviendra roi des Romains en 1273. Quand on y accède aujourd’hui, après une montée qui réchauffe en hiver et fait transpirer en été, les restes que l’on découvre témoignent toujours de sa superbe. Cette ruine est colossale. Le donjon est protégé par trois fossés et une haute « chemise », un mur bouclier. Ce qui n’exclut pas de trouver çà et là une certaine délicatesse, comme dans les fenêtres gothiques du logis, équipées de banquettes en grès. « On imagine la princesse en train de raccommoder les pantalons ! » , s’amuse Guy Trendel.

Il faudrait plutôt y supposer de grossiers personnages… Car dans la suite de son histoire, au XVe siècle, l’Ortenbourg devient un repaire de chevaliers-brigands. Ces nobles qui ne le sont pas profitent de la situation idéale du château, sur un passage est-ouest (route du Sel) et l’axe nord-sud, pour détrousser ou prendre en otage les voyageurs, ce qui nécessitera l’intervention du fameux Pierre de Hagenbach (voir ci-dessous).

Faucons châtelains

Désormais, les visiteurs sont nombreux, mais les habitants du lieu sont des faucons pèlerins, devenus châtelains depuis qu’ils ont pris possession du sommet du donjon. Ils cohabitent avec des lézards, dont on dit, nous apprend Guy Trendel, qu’ils sont « les âmes des chevaliers… » On ignore si ceux-ci étaient vertueux ou brigands…

L'ALSACE le 25/07/2013 Textes : Hervé de Chalendar Photos : Jean-Marc Loos

http://kastel.elsass.free.fr/chateaux/ortenbourg.htm

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2013-07-30T23:21:00+02:00

Trois châteaux en un sur le Haut-Eguisheim (2)

Publié par zoe

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Vue du Wahlenbourg depuis le Weckmund. Les murailles qui séparaient les deux forteresses n’ont désormais plus rien d’infranchissable.

Eguisheim leur doit aussi un peu de sa notoriété touristique : trois donjons voisins dominent la cité du pape Léon IX. La première forteresse était, au XIe siècle, la possession du père du saint-père alsacien. Les deux siècles suivant, le château s’est morcelé en trois au gré des héritages.

 

C’est fatal : plus une famille grandit, plus elle se divise. Les châteaux ruinés qui, telles les cheminées d’un paquebot, dressent leurs donjons au-dessus de la belle Eguisheim témoignent des soubresauts inextricables des guerres de successions.

Ces trois donjons veillaient sur autant de châteaux, juchés sur l’emprise d’une forteresse primitive. Bâtie dès le XIe siècle, cette première construction était une des manifestations très visibles de la grande puissance du comte Hugues d’Eguisheim, aussi à l’origine du château du Bernstein, 40 km plus au nord (lire le premier volet de notre série). « Cette famille avait ainsi quadrillé l’Alsace de châteaux forts, pour mieux la contrôler » , précise l’historien Guy Trendel.

Le jeu des alliances et de la cupidité – c’est une règle de base : le château d’un seigneur est toujours convoité par un autre, fut-il « allié » – morcelle le site aux XIIe et XIIIe siècles. La succession est d’autant plus complexe que le dernier surgeon de la haute lignée des Eguisheim, Gertrude, a connu trois prestigieux maris : un duc de Lorraine, un comte de Champagne et un comte de Linange. Chacun se retranche sur sa part d’héritage, se barricade chez soi, des fossés sont creusés entre les propriétés, des archères dirigées vers le voisin…

Du sud au nord, on distingue alors le Weckmund (ou Vaudemont, du nom d’une famille alliée), le Wahlenbourg, centré sur le château primitif, et le Dagsbourg (nom alsacien de Dabo). Comme au Bernstein, ces biens issus des Eguisheim finiront dans l’escarcelle de l’évêque de Strasbourg. Ce site extraordinaire passera aussi, ensuite, dans les mains des Ferrette ou des Habsbourg : ainsi, tous les puissants d’Alsace ont possédé un jour le Haut-Eguisheim… Jusqu’aux bourgeois mulhousiens : avec l’aide des villes de Kaysersberg, Turckheim, Munster, Sélestat et Colmar, ils incendient – et prennent – le site à l’occasion de la Guerre des Six-Deniers, en 1466. On voit encore les pierres éclatées sur le donjon du Weckmund ; ces cicatrices ne sont pas dues à des projectiles, mais bien au feu.

Vestige d’une tour romaine

Seule la chapelle Saint-Pancrace, que l’on dit consacrée vers 1050 par le pape Léon IX (fils d’Hugues d’Eguisheim), avait alors été épargnée. Elle est devenue un lieu de pèlerinage. Aujourd’hui, ce n’est plus, dans le Wahlenbourg, qu’un simple rectangle, traversé sans rien soupçonner de sacré, en jouant les passe-murailles dans ce terrain de jeux où plus aucune défense ne protège une forteresse de la suivante.

Au bout de la promenade, au nord, sous les ruines du Dagsbourg, Guy Trendel fait remarquer l’esquisse d’un mur courbe : se révèle ici le vestige d’une tour de guet romaine du IVe siècle. Sur ces fondations antiques, faites de pierres transportables à mains d’homme, les bâtisseurs du Moyen-Âge ont posé des blocs maniés par des géants.

De retour au parking, on peut jeter un œil sur un autre type de ruine : c’est un bâtiment d’accueil et d’information du XXe siècle, qui n’a jamais été achevé…

 L'ALSACE le 16/07/2013 Textes : Hervé de Chalendar Photos : Jean-Marc Loos

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http://www.tourisme-alsace.com/fr/253000542-Les-Trois-Chateaux-du-Haut-Eguisheim.html

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2013-07-30T11:20:00+02:00

Le château de Bernstein, des ruines pleines de richesses (1)

Publié par zoe

 

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L’imposant château du Bernstein, situé au-dessus de Dambach-la-Ville. 

Ce château fort en granit est l'un des plus anciens d'Alsace, si ce n'est le plus ancien; sa première mention remontant au début du XIe siècle, en 1009. Il est classé monument historique depuis 1932.

Le château a probablement été édifié au Xe siècle, puisque cité pour la première fois en 1009; néanmoins, la version qui subsiste actuellement à l'état de ruine doit dater du XIIe siècle.

Le château aurait hérité son nom de la famille d'ours vivant sur le site avant la première forme du château.

Après l'extinction des comtes d'Eguisheim-Dabo, fondateurs et premièrs propriétaires du Bernstein, le château devint propriété de l'évêché de Strasbourg dès 1227 jusqu'en 1580, après que l'évêque ait pris la bâtisse à la dernière héritière des Eguisheim-Dabo, Gertrude.Ce fut une chance pour l'édifice, qui fut restauré complètement par l'évêque pour en faire le siège du ban local, confié à un bailli.

Le château changea plusieurs fois de main au cours du XVe siècle, et fut déserté par les évêques à la fin du XVIe siècle. Laissé à l'abandon, il est successivement pillé par les Suédois en 1632 puis pendant la Révolution.

Enfin, il fut est abandonné jusqu'au début du XIXe siècle, quand Félix de Dartein l'acheta ; il y fit construire une maison avec des dépendances vers 1835.

Le haut château comporte un donjon pentagonal haut de 18 mètres, le corps de logis seigneurial de plan hexagonal, percé de meurtrières au rez-de-chaussée et de fenêtres en plein-cintre à l'étage, et une tour carrée ayant abrité la chapelle castrale.

L'ALSACE le 9/07/2013    Photos : Jean-Marc Loos

http://alsace-medievale.wifeo.com/bernstein.php


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2013-07-30T09:41:00+02:00

Les derniers névés du massif du HOHNECK (1)

Publié par zoe

Sur les traces des derniers névés du massif du Hohneck 

L'ALSACE le 19/07/2013 Clément Tonnot

 

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Le cirque de Wormspel avec à gauche le sommet du Hohneck. Sur le flanc droit du cirque, le dernier névé du secteur a fondu le 16 juillet.

 

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Voilà deux hivers que le Nid d’hirondelle, le plus tardif des névés du secteur, est victime d’avalanches au printemps. Les arbres couchés et « épluchés », ainsi que les blocs arrachés en témoignent.

Photos Armelle Bohn

Pour le premier volet de nos randonnées estivales, direction les Vosges et le bien nommé sentier des névés, où s’accrochent les dernières neiges entre le Hohneck et le Kastelberg.

Autant l’avouer tout de suite : les névés du massif du Hohneck ont déjà disparu. On les a ratés de peu : les derniers mètres carrés de neige, localisés sur les flancs du cirque de Wormspel, ont fondu mardi entre 10 h et 20 h. La webcam de l’hôtel du sommet du Hohneck peut en témoigner. À quelques encablures de là sur le versant nord-est du Kastelberg, le névé du Schwalbennest («nid d’hirondelle »), d’habitude le plus tardif, a tiré sa révérence depuis longtemps.

« La semaine passée, il restait de belles plaques de neige dans plusieurs couloirs d’avalanches, mais le soleil a donné depuis », regrette Pierre-Marie David, notre guide du jour, observateur neige-avalanche indépendant (lire son portrait). En temps normal, le sentier des névés, entre le Hohneck et le Kastelberg, porte pourtant bien son nom. « La particularité du massif du Hohneck, c’est qu’il y fait toujours plus froid en hiver et qu’il y a plus de neige, car les vents d’ouest dominants apportent des précipitations et accumulent la neige des hautes chaumes sur les corniches du versant alsacien » , explique le spécialiste.

Tant pis pour les blancs lambeaux. Car la randonnée proposée par Pierre-Marie David est un modèle de balade familiale : trois petites heures de marche et très peu de dénivelé dans des chaumes parsemées de gentianes, d’arnica et d’orchidées sauvages. Au programme aussi, un horizon dégagé sur les couloirs, les lacs du secteur et quelques prestigieux voisins comme la dentelle rocheuse des Spitzkoepfe. Sans oublier pas mal de rencontres impromptues : chamois, vosgiennes, chevaux comtois…

Si la neige ne nous a pas attendus, son ombre plane sur toute la balade qui se transforme en jeu de piste sur la trace des « glaciers temporaires, comme on désignait les névés au XIXe siècle ». Pierre-Marie David propose une relecture passionnante du paysage. Dans le couloir du Rhodiola ou au fond du Nid d’hirondelle par exemple, il détecte les nombreuses « cicatrices » laissées par les avalanches : « Quand les arbres sont tous couchés dans le sens de la pente et sont littéralement épluchés, c’est un signe qui ne trompe pas. »

Le microclimat du secteur favorise aussi le développement d’une flore très particulière, « typique des écosystèmes subalpins » : la fameuse rhodiola, mais aussi le baudremoine ou « fenouil des Alpes », le lis martagon…

Avant d’emprunter notre itinéraire cependant, deux précautions s’imposent : se munir d’un fond de sac adéquat et surtout bien regarder la météo : « Il ne faut pas venir sur les crêtes par temps orageux et à l’automne, le brouillard peut venir très vite », précise Pierre-Marie David. Parole d’observateur météo.

Accès : au col de la Schlucht, prendre la route des Crêtes en direction du Hohneck. Départ du parking de la Fontaine Duchesse, environ un kilomètre après le Pied du Hohneck (altitude 1256 m).

Durée : 2 h 30 – 3 h.      Carte : IGN OT 3618.

Du parking, prendre le chemin qui monte en direction de la crête. On arrive sur le sentier de grande randonnée (rectangle rouge-blanc-rouge) que l’on emprunte vers la gauche en direction du Hohneck.

Au col de Wormspel, prendre à droite le sentier des névés (croix jaune) en direction du Kastelberg. C’est en contrebas, dans le cirque de Wormspel, que la dernière neige a fondu le 16 juillet. On peut voir des cicatrices d’avalanche dans le couloir du Rhodiola, du nom d’une rare plante alpine

En suivant le balisage croix jaune, belle vue sur l’arête des Spitzkoepfe et la vallée glaciaire de la Wormsa. On croise beaucoup de plantes montagnardes le long du sentier. On arrive en vue du cirque du Nid d’hirondelle avec ses traces d’avalanches.

Au croisement des sentiers, suivre toujours vers la droite le sentier des névés.

Au croisement suivant, prendre à droite le grand chemin de la ferme du Kastelberg qui remonte vers le col.

Au col, reprendre à droite le balisage rouge-blanc-rouge en direction du Hohneck jusqu’au premier carrefour, puis redescendre à gauche vers le parking de la Fontaine Duchesse.

 

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2013-07-29T10:14:00+02:00

Promenade et visite en ALSACE

Publié par zoe

Je vais publier quelques articles parus dans notre journal régional L'ALSACE pour vous faire découvrir notre belle région....a suivre

 

Extrait du journal l'ALSACE

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2013/07/09/six-series-pour-un-ete-avec-l-alsace?utm_source=direct&utm_medium=newsletter&utm_campaign=a-la-une

Dans le cadre de nos séries estivales, nous allons, à partir d’aujourd’hui, nous balader dans les ruines des châteaux forts d’Alsace. Avec un guide qui a fait les beaux jours de la télé, de la radio et de l’édition : Guy Trendel, grand spécialiste du Moyen Âge en Alsace. Nous aurons aussi le concours de son complice dessinateur Christophe Carmona, qui nous dévoile en avant-première des « essais de restitution » de ces forteresses. Cinq autres séries ponctueront l’été jusqu’au 1er septembre. Ainsi, nous vous emmènerons en roue libre avec des adeptes de sports plus ou moins extrêmes, dans des jardins d’été extraordinaires, des gares reconverties, des lieux mythiques aux noms à part et sur la route des vins découpée en huit tronçons.

Des balades, des rencontres et des découvertes, sous le soleil ou la pluie, du sud au nord de l’Alsace en vacances.


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2010-07-19T11:59:00+02:00

La route des vins d' Alsace....suite

Publié par zoe

Visites de Niedermorschwihr avec son célèbre cloché vrillé et Turckheim......

 

 

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2010-07-19T11:17:00+02:00

La route des vins d' Alsace

Publié par zoe

De superbes vidéo concernant la route des vins que j ai trouve sur le net a voir absolument

 

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2008-09-02T19:54:00+02:00

La cigogne d'Alsace

Publié par zoe
2 Septembre Saint Agricole d'Avignon
patron de la ville d'Avignon, en France et des cigognes. Il est invoqué pour déjouer la malchance, pour faire tomber la pluie ou pour avoir du beau temps et pour lutter contre les épidémies
La Cigogne blanche est l'oiseau symbole de l'Alsace depuis des décennies pourtant sa biologie est longtemps restée inconnue. Tous les touristes et tous les enfants savent que dans les légendes elle apporte les bébés et que ses claquettements annoncent le retour prochain du printemps.











Les cigognes communiquent entre elles par claquettements en
entrechoquant leurs deux mandibules à intervalles réguliers. Une peau orange et noire placée sous la gorge fait office de caisse de résonance









La Cigogne blanche est
exclusivement carniv
ore. En Europe, elle chasse seule ou en groupe les petits rongeurs comme les mulots ou les campagnols, dans les près humides ou les champs après le passage du tracteur. Elle se nourrit aussi de taupes, de musaraignes, de vers de terre et de quelques poissons, têtards ou grenouilles; mais contrairement à la légende, ces batraciens ne composent pas l'essentiel de son repas















Afin de lutter contre le déclin persistant observé depuis les années 60, plusieurs ornithologues français, hollandais ou suisses, et notamment M. Bloesch, A. Schierer et H. Goetschy, ont tenté d'empêcher la migration de certains individus, les mettant ainsi à l'abri d'une mortalité trop importante.La technique actuelle de sédentarisation c'est fait à partir de l'observation que certains individus relâchés après 3 ans de captivité en volière restaient à proximité du lieu du lâcher un fois libres, et ne partaient plus en migration. A condition d'un peu de nourriture distribuée en période de froid, les cigognes restaient ainsi en Alsace en hiver.
Depuis, tout un réseau d'enclos de réintroduction, où les jeunes cigognes passent les premières années de leur vie captives, a été mis en place en Alsace, en Suisse, au Pays-Bas et en Allemagne. Des dizaines de jeunes cigognes de deux ans et demi sont lâchées tous les ans, juste avant la période de reproduction, et une grande majorité d'entre elles se fixent dans les environs de l'enclos,
souvent sur des supports de nids posés par l'homme pour les attirer à des endroits précis.

Grâce cette politique de protection et de sédentarisation, l'effectif global de cigognes nicheuses a régulièrement augmenté depuis 1975 dans les différents pays concernés. Ces cigognes issues d'enclos, qui se mêlent à la population "sauvage", ne migrent donc plus à l'automne, et ne présentent donc plus toutes les caractéristiques de l'espèce initiale.

Une population "sauvage" est en cours d'implantation dans une toute autre région de l'hexagone. En effet, depuis 1978, on a enregistré une nette recrudescence des couples nicheurs dans l'Ouest du pays, et plus spécialement de la Vendée au Pays Basque. Le département de la Charente-Maritime semble particulièrement apprécié de l'échassier avec 43 couples recensés en 1995. Ces cigognes sont malheureusement souvent d'origine inconnue, mais certaines ont été identifiées comme étant nées en Espagne, où les populations sont en pleine explosion. Très peu semblent venir d'Alsace.

Toutes les photos sont de véritable "Cigogne d'Alsace" prise par moi même


MYTHES ET LEGENDES

* Quel que soit son pays de prédilection, la cigogne est connue pour apporter les bébés. Les futures mamans doivent passer commande en mettant quelques morceaux de sucre sur le rebord de leur fenêtre. L'oiseau va alors chercher le bambin auprès d'une source ou d'une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Il semble que les cigognes, fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier les lutins, qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés.
* Si une cigogne s'est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile, etc. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu'elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d'autres animaux peu appréciés par les habitants.
*

* Si la cigogne est l'emblème de l'Alsace pour les alsaciens et pour tout le reste des français, ce statut ne date que du siècle dernier. En effet, de par sa situation géographique, l'Alsace a subit à de nombreuses reprises des annexions germaniques suivies de rattachements français, qui ont renforcé chez les habitants la notion de régionalisme. La répartition des cigognes étant à l'époque limitée à l'Europe centrale, l'Alsace se trouvait être la seule région de France où elles étaient présentes. L'espèce est donc devenue pour les français le symbole d'une certaine liberté pour ce territoire sans cesse partagé entre deux pays, et a été adoptée par les alsaciens comme représentante de leur patriotisme. Elle a ensuite rapidement été popularisée par les artistes locaux, qui ont diffusé cette image de l'Alsace dans tout l'hexagone.
Aujourd'hui, dans les sondages, seule la choucroute détrône la cigogne comme symbole de l'Alsace,

linkhttp://www.educnet.education.fr/localisation/pedago/argos1/cigbio.htm
linkhttp://www.oiseaux.net/oiseaux/cigogne.blanche.html
linkhttp://suivi-animal.u-strasbg.fr/cico.htm

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2008-08-30T23:03:00+02:00

Promenade au Parc des Cigognes et Loutres en Alsace

Publié par zoe

Situé en Alsace, sur la route des vins, le Centre de Réintroduction des Cigognes et des Loutres a été crée en 1976. Il est situé dans le petit village d'HUNAWIHR  (68) non loin de Colmar

                                
Une promenade à travers ce parc animalier de 5 hectares vous fera découvrir la vie secrète des cigognes; la nidification, l'élevage des jeunes cigogneaux et leurs évolutions en plein ciel.

Le Parc accueil au total plus de 150 cigognes.

Il y a de nombreuses pièces d'eau aménagées où évoluent plusieurs espèces de canards et d’oies et autres oiseaux aquatiques.




                                                                                                                                                     


En 1991 création du Centre d'élevage des loutres. C’est 1er centre français de reproduction et de réintroduction de la Loutre européenne.











Depuis 1999 un enclos vous permet de voir évoluer des ragondins 
              

Unique en Europe : un spectacle d'animaux pêcheurs.

Ce spectacle est présenté dans un bassin qui vous donne la possibilité de voir sous l'eau grâce à des vitres immergées.


PARC DES CIGOGNES ET DES LOUTRES

Route de Ribeauvillé
F-68150 HUNAWIHR
FRANCE
Tél : (33) 3 89 73 72 62
Fax : (33) 3 89 73 81 25 
 

www.cigogne-loutre.com
<div style="width:220px;height:55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="/x-shockwave-flash" width="220" height="55"></embed></object><br><font size='1' color ='#000000'>D&eacute;couvrez <a href='http://www.deezer.com/fr/mozart.html'>Mozart</a>!</font></div>

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