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l alsace

2007-01-03T23:49:09+01:00

FIGURES CELEBRES

Publié par zoe

 

Entre autres,

Jacob Amman, le fondateur du mouvement amish, une minorité religieuse puritaine

Hans Arp, l'un des plus grands sculpteurs du XXe siècle, c'était aussi un poète qui trouva dans les Vosges l'inspiration de ses derniers instants.

Bartholdi, le Colmarien Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904) reste l'Alsacien le plus célèbre aux États-Unis car il est le créateur (avec l'ingénieur Gustave Eiffel) de la fameuse statue de la Liberté ;

Alfred Dreyfus, patriote francophile, né à Mulhouse, le capitaine Dreyfus a le tort d'être juif. Accusé d'espionnage, expédié au bagne et réhabilité douze ans plus tard ;

Erckmann-Chatrian, écrivain ;

Edwige Feuillère, actrice ;

Pierre Fresnay, acteur ;

Goethe ,

Gutenberg ;

Marie-Anne, l'épouse du Colmarien Jean-François Reubell, chef occulte du Directoire, s'appelait Marie-Anne. Barras choisit son prénom pour baptiser Madame la République.

 Rouget de Lisle : en 1792, Rouget de Lisle passe la nuit à son piano et compose... La Strasbourgeoise. Repris par les volontaires de Marseille, “ Allons-z-enfants ” devient La Marseillaise.

Sainte Odile : patronne de l'Alsace.

Victor Schœlcher : né en 1804, promu aux Colonies après la révolution de 1848, il fait abolir l'esclavage le 18 avril. Il luttera pour l'émancipation des femmes et l'abolition de la peine de mort. Ses cendres sont au Panthéon.

Albert Schweitzer : prix Nobel de la paix.

Tomi Ungerer : dessinateur colmarien. L’album L'Alsace en torts et de travers, est à lui seul tout un programme.

Louise Weiss : travailla après 1918 avec Aristide Briand et milita dans l'entre-deux-guerres pour le vote des femmes. Elle fut élue en 1979 au Parlement européen - dont elle devint la doyenne

Les Alsaciens ont toujours eu un faible pour l'uniforme : Jean-Baptiste Kléber, un des grands de la Révolution ; François-Joseph Lefebvre, gouverneur militaire de Paris en 1799.

C'est un Alsacien, Gottfried de Strasbourg, qui donnera au monde la parabole de l'amour ultime : Tristan et Isolde.

Au Moyen Âge, Strasbourg est le rendez-vous des grosses têtes : Maître Eckart, Albert le Grand, Jean Tauler, bref, la crème des théologiens et des mystiques.

Au XVIe siècle, ils sont toujours là, mais beaucoup - Sturm, Martin Bucer, Geiler de Kaysersberg, Jean Fischart...D sont passés à la Réforme.

Au XVIIIe siècle, la relative liberté qui règne en Alsace attire Voltaire. Et c'est en face, à Kehl, que Beaumarchais publie ses œuvres interdites en France.

 La faculté de Strasbourg a de l'éclat. Anciens élèves : Metternich, Bonaparte, et Goethe lui-même.

En fait, pas de romantique qui n'ait fourré ses guêtres en Alsace, qu'il soit français (Hugo - lire Le Rhin -, Musset, Lamartine, Vigny, Mérimée, Dumas, Nerval, Delacroix, Gautier, Balzac, Michelet, Taine, Stendhal...) ou germanique (Arnim, Brentano...).

Devenue allemande, la ville inspirera plus tard Nietzsche et l'étudiant Georg Büchner, futur auteur de Woyzeck.

À nouveau française, elle est chantée par Claudel, décrite par Hemingway, Mac Orlan, Elias Canetti et Marek Halter. Simone de Beauvoir ira jusque dans les Vosges pour rencontrer le neveu d'Albert Schweitzer, un certain Jean-Paul Sartre...

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2007-01-03T23:49:09+01:00

HISTOIRE

Publié par zoe
90 000 à 40 000 av. J.-C. : les Alsaciens chassent le rhinocéros.
- 1500 av. J.-C. : allez, les Gaulois ! 10 km de mur en moellons protégeaient leurs sanctuaires.
- 58 av. J.-C. : un géant suédois, le Suève Arioviste, traverse le Rhin avec une armée fleuve. Panique : on appelle César, qui le culbute au-delà du Rhin.
- Ier et IIe siècles : la plaine d'Alsace se romanise.
- IIIe-IVe siècles : dieux celtes à la mode comme Vosegus (Vosges) et le père Rhin, ami du commerce.
- Ve siècle : en 407, un tourbillon de peuples (Vandales, Suèves...) emporte la Gaule ; Argentoratum préfère prendre un nom germain : Strateburg (la ville des routes). En 451, c'est le cyclone hun.
- VIe-VIIIe siècles : émerge le duché d'Alamanie, sur la rive droite du Rhin, le duché d'Alsace occupant la rive gauche.
- IXe-Xe siècles : près de Colmar, Louis le Pieux, fils de Charlemagne, est déposé par ses trois bambins.
- XIe-XIIe siècles : à côté des évêques, promus princes d'empire, les puissants se partagent l'Alsace.
- XIIIe-XVe siècles : l'Alsace s'affirme comme une cocagne. Avec le commerce les villes émergent. Dix s'organisent en ligue, la Décapole. Dans l'une d'elles, Sélestat. De son côté, Strasbourg fait cavalier seul. Vers 1240, elle s'offre une cathédrale. On s'y cultive avec Albert le Grand (maître de Thomas d'Aquin) et Gottfried de Strasbourg (auteur d'un Tristan). On y imprime dès 1458.
- XVIe siècle : Strasbourg mène la Réforme en Alsace, le XVIe siècle est un siècle d'or. On sculpte, on bâtit, on peint. L'humanisme fait rayonner cette terre de tolérance.
- XVIIe siècle : guerre de Religion en version allemande, la guerre de Trente Ans ruine l'Alsace.
- 1648 : l'Autriche cède la Haute-Alsace à la France. Sous conditions : la Décapole conserve ses droits propres, réformés et catholiques sont traités à égalité.
- XVIIe siècle : la révocation de l'édit de Nantes ne toucha pas l'Alsace, protégée par les traités. Le simultaneum oblige villes et villages protestants comptant sept foyers catholiques à leur réserver le chœur de l'église.
- XVIIIe siècle : fortifiée par Vauban, l'Alsace résiste aux guerres. Avec Lambert, elle contribue au Siècle des lumières. Strasbourg reste pratiquement indépendante. Elle reçoit Goethe, Cagliostro, le jeune Bonaparte…
- Révolution : la tour de la cathédrale de Strasbourg faillit porter un bonnet phrygien. Francisation sur fond de guillotine.
- Empire : les conquêtes de Napoléon et de ses généraux placent la province au cœur de l'Europe.
- 1870-1914 : mal défendue, l'Alsace succombe aux Prussiens qui l'annexent. 59 000 Alsaciens - surtout cathos - s'exilent pour rester français. Mais la bonne Administration allemande affaiblit les francophiles.
- 1918-1940 : les Français sont bien accueillis.
- 1940-1945 : aux premiers jours de guerre, les riverains du Rhin sont évacués dans le Sud-Ouest. Et Hitler nazifie. Camp de concentration au Struthof. Incorporation de force de 130 000 jeunes dans l'armée.
- Novembre 1944 : Leclerc entre à Strasbourg.
- 1945 : la " poche de Colmar " est nettoyée.
- Après-guerre : avec Pflimlin, domination du MRP chrétien. Puis c'est la vague gaulliste…
- 1949 : Strasbourg, siège du Conseil de l'Europe.
- 1976 : Fessenheim a sa centrale nucléaire.
- 1989 : élection de Catherine Trautmann (PS) à la mairie de Strasbourg. Première femme, en France, à la tête d'une ville de plus de 100 000 habitants.
- 1997 : Catherine Trautmann devient ministre de la Culture.

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