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poemes

2008-09-12T02:12:00+02:00

Sous bois

Publié par zoe

DEMAIN DÈS L'AUBE

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai - Vois-tu, je sais que tu m'attends -
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne -
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. 

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. 

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Honfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

(Les Contemplations)

VICTOR HUGO

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2008-06-29T23:49:00+02:00

Poème de Lamartine

Publié par zoe

Aujourd hui journée  très fatiguante pas trop envie de faire la suite de mes vacances alors je vous propose le poème  "LE LAC" de Lamartine qu'il

 

 

Le premier contact de Lamartine avec les lacs savoyards remonte à 1815 lorsqu’il séjourne quelque temps à Nernier, sur les bords du Léman, entre Genève et Thonon-les-Bains. Le Lac du Bourget, il le découvre l’année suivante à Aix-les-Bains où il est venu se soigner. Il y rencontre Julie Charles. Cette fille de mère créole et femme d’un physicien célèbre de l’époque souffrait de tuberculose.

Julie Charles, maîtresse du poète, n'avait pas pu se rendre en août 1817 au Lac du Bourget où elle devait revoir le poète. Phtisique, elle mourut en effet peu après. Lamartine revient seul revoir les lieux qu'il a visités autrefois avec elle. Surpris de trouver la nature toujours semblable à elle-même et indifférente, il souhaite qu'elle garde au moins le souvenir de leur bonheur passé. La douceur mélodieuse des vers exprime heureusement le calme voluptueux d'une nuit d'été, et la fuite rapide des heures. L'œuvre, composée de quinze quatrains, rencontre un grand succès et propulse son auteur au premier rang de la poésie romantique et de la lyrique.


 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
 

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
 
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
 
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
 
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
 
« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
 
« Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
 
« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
 




























































« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »
 
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
 
Hé quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface
Ne nous les rendra plus ?
 
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
 
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
 
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
 
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
 
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé ! »

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2008-06-04T20:02:00+02:00

Coquelicot, gentil coquelicot.....

Publié par zoe

Le coquelicot (Papaver rhoeas),
appelé aussi pavot coquelicot ou encore pavot rouge                     

J'ai descendu dans mon jardin
Pour y cueillir du romarin.

Gentil coqu'licot, Mesdames,
Gentil coqu'licot, nouveau !

Pour y cueillir du romarin
J' n'en avais pas cueilli trois brins

Gentil coqu'licot, Mesdames,
Gentil coqu'licot, nouveau !


Qu'un rossignol vint sur ma main
Il me dit trois mots en latin

Gentil coqu'licot, Mesdames,
Gentil coqu'licot, nouveau !


Que les homm's ne valent rien
Et les garçons encor bien moins !

Gentil coqu'licot, Mesdames,
Gentil coqu'licot, nouveau !


Des dames, il ne me dit rien
Mais des d'moisell' beaucoup de bien.



*******************************************************************************

Dans le langage des fleurs, le coquelicot incarne l'« ardeur fragile ».

Les noces de coquelicot symbolisent les 8 ans de mariage dans le folklore français.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


                                          Comme un petit coquelicot

Le myosotis, et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui dis'nt quèqu' chose !
Mais pour aimer les coqu'licots
Et n'aimer qu'ça... faut être idiot !
T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà :
Quand j't'aurai dit, tu comprendras !
La premièr' fois que je l'ai vue,
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé.
Et sous le corsag' blanc,
Là où battait son cœur,
Le soleil, gentiment,
Faisait vivre une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Comme un p'tit coqu'licot.
C'est très curieux comm' tes yeux brillent                        
En te rapp'lant la jolie fille !
Ils brill'nt si fort qu'c'est un peu trop
Pour expliquer... les coqu'licots !
T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà
Quand je l'ai prise dans mes bras,
Elle m'a donné son beau sourire,
Et puis après, sans rien nous dire,
Dans la lumière de l'été
On s'est aimé ! ... on s'est aimé !
Et j'ai tant appuyé
Mes lèvres sur son cœur,
Qu'à la plac' du baiser
Y avait comm' une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Comme un p'tit coqu'licot.

Ça n'est rien d'autr' qu'un'aventure
Ta p'tit' histoire, et je te jure
Qu'ell' ne mérit' pas un sanglot
Ni cett' passion... des coqu'licots !
Attends la fin ! tu comprendras :
Un autr' l'aimait qu'ell' n'aimait pas !
Et le lend'main, quand j'lai revue,
Elle dormait, à moitié nue,
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé.
Mais, sur le corsag' blanc,
Juste à la plac' du cœur,
Y avait trois goutt's de sang
Qui faisaient comm' un' fleur :
Comm' un p'tit coqu'licot, mon âme !
Un tout p'tit coqu'licot.


Texte chanté par Mouloudjy
Paroles Raymond Asso
Musique Claude Valéry
1951


 

 

LE COQUELICOT
(Michelle d’Hautmont)

 

COQUELICOT quel joli mot

 Un mot qui rime avec bécot

 Léger baiser  -  rouge baiser

 Posé vite fait, tendre et léger

 

COQUELICOT Prince des champs

 Fragile et tremblant sous le vent

 Mais tellement beau sous le soleil

 Avec ses frères, il émerveille

 

COQUELICOT qui symbolise
 Les huit années d'union exquise

 Et qui incarne la frêle ardeur

 Dans le beau langage des fleurs

 


COQUELICOT vite se fâche

 Il se flétrit quand on l'arrache

 Du grand tapis si coloré

 Où il poussait en liberté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2008-02-15T00:56:00+01:00

Saint Valentin

Publié par zoe
MON TRESOR
je me laisse guider par mes désirs
s'attendre, se retrouver, se câliner, s'offrir
sans se préoccuper, se toucher mêler nos gestes
se laisser guider, sombrer dans la faiblesse
un toi et moi qui se confondent
te sentir vibrer, te posséder , n'être qu'une ombre
nos corps dénudés, enlacés, se désirer
de la vie tout oublier, vouloir recommencer
mon corps se courbe sous tes caresses
un coeur se gonfle par mes faiblesses
laissons nous allez dans nos élans
à l'infini s'ombrer profondément
au creux des reins te recevoir
juste nous donner, du je au tu vouloir
puis recommencer et vivre, vivre
en amour libre, libre 
Anonyme
 

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2007-10-25T23:02:50+02:00

L'amour

Publié par zoe

L'amour ne s'explique pas !         

C'est une chose comme ça,

Qui vient on ne sait d'où

Et vous prend tout à coup.

L'amour ça sert à quoi ?              

A nous donner d' la joie

Avec des larmes aux yeux...

C'est triste et merveilleux !

Mais toi, t'es le dernier,

Mais toi, t'es le premier !

Avant toi, 'y avait rien,

Avec toi je suis bien !

C'est toi que je voulais,

C'est toi qu'il me fallait !

Toi qui j'aimerai toujours...

Ça sert à ça, l'amour !...

Quelque chose qui nous tombe dessus un jour... Un coup de coeur, un flash, une prise de conscience sur une relation, une situation, un rapprochement... On se dit que c'est ça... Cette chose si particulière qu'on partage avec quelqu'un... A chaque fois, on y croit, c'est la magie de l'esprit humain. Le coeur peut en souffrir et parfois, une pharmacie n'y suffit pas... Mais quand ça se déroule bien, quand ça marche... C'est tellement bon ! Comme disait Jean de la Fontaine "Tout est mystère dans l'Amour"... Alors soyez heureux!

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2007-01-27T23:36:11+01:00

Souvenirs d enfance

Publié par zoe

Souvenirs d école récitations de JEAN DE LA FONTAINE

La Laitière et le Pot au lait
Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m'est, disait-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait. 

-=-=-=-=-=-=-=-=-

Le Héron

Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.
Le Héron en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
Mais il crut mieux faire d'attendre
Qu'il eût un peu plus d'appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
S'approchant du bord vit sur l'eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le rat du bon Horace.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée il trouva du goujon.
Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un limaçon.

   -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.
 

 

 

 

 

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2007-01-27T23:14:00+01:00

Poème de Lamartine

Publié par zoe

En souvenir de mon séjouir a Aix

Poeme écrit par Lamartine au bord du lac du Bourget a Aix les Bains

LE LAC

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

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2007-01-24T19:49:07+01:00

Un poeme de Maurice Careme

Publié par zoe

Un poème de saison de Maurice Careme

LE GIVRE

Mon Dieu! Comme ils sont beaux

Les tremblants animaux

Que le givre a fait naître

La nuit sur ma fenêtre!

Il y a un chevreuil

Qui me connaît déjà :

Il soulève pour moi

Son front d’entre les feuilles.

Et quand il me regarde,

Ses grands yeux sont si doux

 Que je sens mon cœur battre

Et trembler mes genoux.

Laissez-moi, ô décembre!

Ce chevreuil merveilleux.

Je resterai sans feu

Dans ma petite chambre.

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